D’Abdalla-Diéry à Sorimalé : Fleuve et effluves d’une nature

Publié le par Camara Mamady

 agropastorales.jpgDe Abdalla-Diéry à Sorimalé des terreaux agro-pastoraux à perte de vue défilent sous le regard du passant. La nature a doté ses immenses richesses à ces endroits d’éden où l’eau et les prairies s’étalent à perte de vue. La vie est rythmée quand elle est tranquille par la cadence du diéri et le labeur du walo. C’est ce destin ancestral trahi par la perfidie des hommes qui tente de se remettre lentement de sa longue agonie. Des centaines d’hectares sont cultivés de diverses espèces de céréales, d’arbres fruitiers ou de légumes. Dans ce climat propice pour l’élevage, le cheptel se reconstruit lentement.

 

Nous nous approchons des lieux. Les jeunes gens ont une bonne longueur d’avance sur le roi soleil, qui ne s’est pas encore levé sur la petite localité d’Abdallah-Djéry. Certainement à cause du vendredi, mais comme il n’y a pas d’école, les élèves et leurs parents sont déjà à pied d’œuvre dans les champs en train de labourer. Les bœufs, les chevaux et les ânes ne sont pas en reste. Ces différents champs bordent la rivière, qui est à la sortie du village sur la route de Sorimalé. Les filles puisent dans ce cours d’eau et arrosent les terres aménagées. Dans cette atmosphère agraire, les chevaux labourent deux fois plus que les ânes et les bœufs. Les travaux champêtres se déroulent ainsi dans une ambiance bon enfant et décontractée entre les animaux et les hommes. En témoigne le propos d’Amadou Wane : «Nous sommes-là depuis les premières lueurs du jour. Et tout se passe très bien. Chaque famille s’occupe de son champ. Comme vous pouvez le constater, il y a une variété de culture : maïs, carotte, mil… ». Et tout le long de la ruelle qui mène à Sorimalé et à Niaki, les gens de tout âge labourent des étendues de terres à perte de vue. A quelques encablures de Sorimalé, se trouve un vaste champ clôturé de grillage dans lequel travaillent plusieurs individus tous les jours. Les troupeaux de moutons et de chèvres sont également visibles partout sur les deux côtés de la ruelle, tout près et de très loin. Ils se frayent un chemin entre les arbres et les herbes dans une course-poursuite. La nature est généreuse et résiste toujours. Mais paradoxalement le sud est mal loti. Peu de sondages, quelques puits agro-pastoraux, pas d’infrastructures de développement pour assurer l’auto- suffisance alimentaire. C’est le triste destin du reste injuste que subissent ces localités.

 

Suite dossier réalisé

Par Camara Mamady (envoyé spécial)

Le Rénovateur Quotidien

 

 

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