Entretien TGV… Fatimetou Mint Mohamed Mahmoud Présidente du Parlement des Enfants

Publié le par Camara Mamady

                                                                           mahmoud mohamed mint fatimetou[1]


«Nous demandons à ce que les mineurs fautifs devant la loi ne soient pas emprisonnés en compagnie des bandits de grand chemin».


En marge de la célébration des 20 ans de la convention internationale des droits de l’enfant et du lancement du 20ème rapport de la situation des enfants dans le monde, Nouakchott Info Quotidien a rencontré la présidente du Parlement des Enfants mauritaniens. Entretien…

Nouakchott Info Quotidien : Que pensez-vous de la célébration du 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant ?

Fatimetou Mint Mohamed Mahmoud : Un anniversaire est toujours un moment de souvenirs voire de bilans pour tout ce qui a été fait en faveur des enfants en général et en particulier des enfants de notre pays, la Mauritanie. Je dois reconnaître que notre Parlement, cette année-ci, n’a fait beaucoup d’activités de sensibilisation des droits de l’enfant. Parce que le Parlement des enfants mauritaniens dépend directement du ministère des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille. Ce ministère joue pour le Parlement des enfants, je dirai, le rôle du secrétariat permanent. Le parlement des enfants mauritaniens n’a pas fait beaucoup d’activités de sensibilisation, certes, sur les droits de l’enfant. Mais, quant au ministère, il y a eu plusieurs activités de sensibilisation sur les droits de l’enfant s’y sont déroulées notamment le dimanche dernier, il y a eu, au ministère, une activité de sensibilisation sur les droits
 de l’enfant. Cette activité rentre dans le cadre des préparatifs de la célébration de l’anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. La cérémonie aura lieu, ici, le 1er décembre prochain en présence bien sûr de la ministre des affaires sociales, l’enfance et de la famille, du représentant de l’unicef , les membres du parlement des enfants mauritaniens et d’autres personnalités…

Nouakchott Info Quotidien : La création d’un parlement des enfants est, certes, une avancée dans notre pays, mais d’autres enfants restent toujours dans la rue ?

FMMM : Je voudrais tout d’abord signaler qu’il y a une différence entre les enfants de la rue et les enfants dans la rue. Pour moi, les enfants dans la rue sont des enfants qui ont quitté leurs familles pour une raison ou pour une autre. Maintenant, il y a, chez nous, un centre de protections qui accueille les enfants dans la rue et leurs donne le minimum vital. En tant que présidente du Parlement des Enfants mauritaniens, nous travaillons pour le respect des droits de tous les enfants mauritaniens sans exception. Que ces enfants soient des enfants dans la rue, handicapés, emprisonnés. Nous plaidons en faveur de tous ces enfants, surtout en faveur des enfants emprisonnés. Nous demandons à ce que ces mineurs fautifs devant la loi ne soient pas emprisonnés en compagnie des bandits de grand chemin.

Nouakchott Info Quotidien : Est-ce que le Parlement des Enfants mauritaniens fait un terrain de terrain dans le cadre de la sensibilisation des personnes sur les droits de l’enfant mauritanien ?

FMMM : Bien sûr ! Nous menons des activités de sensibilisation dans nos quartiers, dans la vile de Nouakchott et dans les régions. Le ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille en fait autant auprès des imams, de la société civile. Nous faisons tout cela pour conscientiser la société sur la nécessité du respect des droits de l’enfant dans notre pays, la Mauritanie.

Nouakchott Info Quotidien : Mademoiselle, la présidente du Parlement des enfants mauritaniens, un message ?

FMMM : Je profite de cet entretien pour dire à tout le monde que le Parlement des enfants ne cesse d’œuvrer sur l’amélioration des conditions de vie des enfants mauritaniens. Et nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider dans nos plaidoyers pour que la vie des enfants mauritaniens soit une meilleure vie. Une vie qui serait fondée sur le respect de leurs droits et de leurs aspirations.
Propos recueillis par Camara Mamady
Source : Nouakchott Info

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