Festival des Villes Anciennes de Tichitt : Un vecteur de développement selon la ministre

Publié le par Camara Mamady

  festival_1.jpgLa ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Cissé Mint Cheikh Ould Boide, a animé- jeudi dernier, dans son département- une conférence de presse pour confirmer la tenue de la 3ième édition du festival des villes anciennes du 24 au 30 janvier courant, à Tichitt dans la région du Tagant, après les deux éditions précédentes, organisées à Chinguitty et Ouadane dans la wilaya de l’Adrar.

 

« Le premier but de ce festival des villes anciennes a été d’ores et déjà atteint : le développement socio-économique de nos villes anciennes et l’édification de nombreuses infrastructures de base dans ces villes dites anciennes » a dit la ministre. Egrenant le chapelet des différentes réalisations faites, Mme Cissé a cité la mosquée, le symbole de la ville de Tichitt, qui a été réhabilitée en attendant son inauguration à l’occasion de ce troisième festival.

 

Sur le même registre, elle a laissé entendre que plusieurs projets, entre autres, des projets d’adduction d’eau, d’électricité, de réhabilitation des routes ont été bien menés par l’Etat, soulignant également l’apport des initiatives privées qui n’étaient pas en reste, « car elles ont construit un hôtel, un complexe commercial et une station du carburant » a-t-elle ajouté.

 

Dans le volet culturel, Cissé Mint Boidé a souligné la mise en place d’une bibliographie des manuscrits de la ville de Tichitt qui regorge pratiquement de 75% des écrits historiques du pays. Parlant de l’année dernière, elle a révélé que 68 festivals se sont déroulés sur le territoire national

 

Un tableau de la diversité culturelle et de l’identité nationale

 

Revenant sur ce que la Mauritanie attend de la tenue de ce festival, elle a dit que ce festival regroupera 60 représentants des villes anciennes et 10 festivaliers de chacune des 12 régions du pays. «Ce qui permettra de dresser un tableau de la diversité culturelle et de l’identité nationale», a-t-elle martelé.

 

Et Cissé Mint Boidé de dire que le ministère des affaires économiques et du développement réalisera une étude sur l’impact de ce festival en termes de développement économique dans les villes anciennes. Sur le registre du coût financier de ce festival, la ministre n’a donné que la contribution de l’Etat mauritanien qui s’élèverait à 40 millions d’UM.

 

Une programmation riche et variée

 

Donnant un aperçu sur la programmation riche et variée du festival, la patronne du département de la Culture, de la Jeunesse et des Sports a dit haut et fort : «le festival favorise la réalisation de plusieurs activités culturelles, sportives et socioéconomiques améliorant les conditions de vies des populations de ces villes non seulement sur le plan du savoir, mais aussi et surtout sur le plan mental et physique : exposition des livres, manuscrits, conférences, concours de lecture du Saint Coran, du Hadith et de la Sira Nebeouiye, le développement, le folklore, l’art culinaire et l’artisanat, sport et jeux traditionnels…

 

Camara Mamady

Le Rénovateur Quotidien 

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