Grogne universitaire : D’une traque particulariste à un refuge symbolique !

Publié le par Camara Mamady

   Biram-et-les-etudiants.jpgCertains étudiants dont des filles sont derrière les verrous.D’autres sont activement recherchés. Sur la liste Boubou, Boubacar Oumar et Amadou Mogueya, qui seraient sous le viseur de la police.Ils ont choisi comme endroit de refuge symbolique le domicile du président de l’IRA.Ce dernier a pris sur lui la responsabilité de protéger ses hôtes contre la répression «spécifique» des manifestants notamment des étudiants noirs qu’il a accueillis chez lui.

 

A mesure que monte la tension les délégués des étudiants du SNEM s’inquiètent de la tournure que semble donner les autorités à cette grève. Une chasse aux sorcières visant essentiellement leurs rangs s’est engagée depuis le jeudi 2 février. Boubou Thiam, un des responsables de ce syndicat déclare que lui et certains de ses camarades ont été arrêtés le 2 février lors des manifestations de protestation contre l’exclusion définitive de 8 de leurs collègues de l’université notamment Bakari Bathiliy, Habib Koné, kébé Souleymane Kébé. Et la suspension de trois autres membres dont Fatou Sakho», Boubou Thiam. Les étudiants membres du SNEM demandent la réintégration de leurs camarades exclus sans autre forme de procès.

 

La plate-forme revendicative

Rappelant le point de départ de la manifestation estudiantine Boubacar Oumar Diallo a laissé entendre que les autorités mauritaniennes aiment politiser toutes les protestations dans ce pays. Sinon les quatre syndicats estudiantins –SNEM, le Flambeau, l’Union libre des étudiants mauritaniens, l’Union autonome et El Bedil- n’ont fait que demander l’augmentation et la généralisation des bourses à tous les étudiants mauritaniens, l’octroi du master aux étudiants maîtrisards, et la révision des critères d’inscription. Les deux étudiants pensent que le pouvoir est en train de transformer cette revendication estudiantine à une affaire politique qui n’en est pas. Ils ne comprennent pas que ce soit surtout des étudiants noirs qui soient actuellement traqués comme des «bêtes» sauvages jusque dans leur domicile. Certains d’entre eux ne se sentant plus en sécurité dans leurs familles et lancent un appel aux organisations de droits humains, depuis la maison de Biram Ould Dah Ould Abeid pour dénoncer cette chasse ciblée à caractère racial.

Biram très remonté contre cette injustice dit que cette « situation rappelle le climat de terreur des années de braise vécu par la communauté noire en Mauritanie pendant les années de plomb et où les noirs fuyaient la mort pour se réfugier dans les maisons de leurs frères Harattines et Arabo-berbères». Le protecteur sait que lui-même n’est pas à l’abri d’un coup de filet de la police

Camara Mamady

Source  :  Le Rénovateur le 16/02/2012

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